Méthode Gesret : formation en Equateur por Rogerio

Vue aérienne de Quito. L'aéroport est au centre de la ville.

Après 6H30 hs de voyage depuis le Mexique  avec AVIANCA jusqu'en Colombie et ensuite avec AEROGAL j'arrive à Quito, capitale de l'Équateur. La ville ,vue d'avion est bien ordonnée , elle est située à 20 kilomètres au sud de la ligne équatoriale et entourée de volcans.
Quelle surprise ! 500 Chinois sont alignés devant nous, donc il faudra attendre un bout de temps (l'Équateur ne nécessite pas de visa). WHO speaks english ? Nul n'a répondu, quelqu'un parle français ? …. Silence.  Les chinois viennent à l'Équateur pour construire et travailler dans les chantiers d'un pays en pleine croissance, soit ... mais cinq cents  !
Après plus de 30 minutes, les autorités ont décidé de les mettre à part et permettre aux passagers de notre vol de passer la migration. Total le voyage a duré 1h30 plus l'attente.
Mery m'attendait à l'extérieur et m'a amené à mon hôtel, l'"Hôtel Alcalá" situé sur le secteur du tourisme de Quito, secteur pour jeunes, avec restaurants bon marché, très actif par la nuit, avec la vente de drogues et la prostitution.

Ensuite j'ai découvert l'endroit où nous allions travailler à partir du jour suivant, c'était un petit appartement arrangé comme cabinet de consultation. J'ai demandé les 2 élèves Colombiens, et l'autre élève Équatorienne, et ils m'ont informé qu'ils tarderaient donc j'ai révisé et ai vu qu'il y avait un lit de repos, un divan, quelques chaises et espace pour travailler. La table de repos était faite pour des pour les massages (trop doux et élevé, pour travailler) Mery, m'avait pourtant dit “elle est très dure, ajustable, américaine, “parfaite“. Donc Je n'ai pas porté ma table   transportable.  Nous verrons demain comment résoudre ce problème.
Les époux colombiens sont arrivés, Valentín et Alexandra avec qui j'avais déjà eu une communication sur Facebook. Nous avons fait une séance d'introduction à l'aide d'un Laptop : nous avons vu des photos de patients, des photos des praticiens mexicains, une vidéo de Jacques aux cataractes d'Iguazú, Etc. Il fallait se reposer alors Mery nous a demandé, de partir pour notre hôtel.
À cette heure  là et un Vendredi (3 février) la rue grouillait de jeunes touristes de tous les pays, mais les toxicomanes et les vendeurs de drogue abondaient, il y avait une insécurité dans la nuit de Quito, (la responsable de l'hôtel a dit “Ils agressent avec revolver et couteau, mais ils ne tirent presque jamais” donc j'ai pris la décision de changer d'hôtel pour aller à la “Maison Kanela” le premier endroit où Mery avait réservé une chambre ; situé à deux pas, en face du abinet où nous travaillerions. Ici il y avait une surveillance pour assurer la sécurité. Pourquoi Mery m'avait changé d'hôtel pour la "Alcala" ? Après j'ai su qu'elle l'avait fait pour éviter que je sois en  contact avec “Les Colombiches” (un mot méprisant pour désigner les Colombiens).
Une nuit très bruyante à l'extérieur de l'hôtel, … c'est le centre du quartier touristique : qu'est-ce que je peux faire ? Demain je verrai.

Samedi 4 Février PREMIER JOUR DE FORMATION

À 9 h le lendemain matin, j'étais déjà attendu par le couple souriant de Colombiens et ensemble, nous sommes arrivés à la clinique, prêt à commencer l'apprentissage. Souriante, Juana Caraveo Adame (Infirmière  diplômé aux États-Unis) nous attendait à côté de Mery, propriétaire de la clinique et nous avons commencé officiellement le cours.
Comme toujours, nous commençons par la partie théorique de la formation. Les Colombiens, ont posé les questions extrêmement intéressantes (je me suis rapidement rendu compte qu'ils n'avaient pas seulement lu les pages du site asthme-reality, mais aussi les livres de Jacques et son CDrom (Alexa était en contact avec Jacques depuis longtemps par Email). Cela les a aidé à comprendre mieux toute la partie théorique. Nous nous sommes arrêtés à l'heure de manger pour aller dans un petit restaurant de nourriture typique.

Alexa, cherche les épines antero-supérieures de Valentín, pour rechercher sa “jambe courte”

Les quatre élèves commencèrent l'après-midi à travailr entre eux, en cherchant la jambe courte, en apprenant à la mesurer avec les cales, en découvrant l'attitude de son propre corps et du patient, enfin les activités normales d'un premier jour d'entraînement.  Dans la nuit toujours autant de bruit en dehors de l'hôtel, je ne me suis preque pas reposé et je ne pouvais pas changer pour la “Maison Kanela” puisqu'il n'y avait pas de chambre disponible.

Dimanche 5 février : deuxième jour de formation

Le deuxième jour, les  élèves ont commencé la pratique de mouvements complets, en cherchant à respecter l'ordre de travail, l'enchaînement entre un mouvement et l'autre et la position correcte des mains et du corps. Certains des élèves ont montré plus d'habileté que les autres, et ils ont essayé d'avoir un résultat avec  leur travail, en m'utilisant comme patient. Nous sortons pour manger dans un autre petit restaurant, cette fois de produits de la mer.
Et enfin j'ai pu avoir une chambre  à la “Maison Kanela”.

Lundi 6 Février troisième jour de formation

Valentín, revisant les articulations costo-condrales d'une patiente.

Le troisième jour de formation a été plus actif, puisque nous recevons 6 patient. Tous les élèves ont participé avec un patient, et je révisais le travail, pour que le patient  ait la solution à son problème après cette première séance. De nouveau nous sortons à un restaurant voisin pour manger et surtout pour découvrir  la nourriture équatorien. Dans l'après-midi nous n'avons pas vu de patients, mais avons initié un exercice : un élève se plaçait comme patient et les autres chacun leur tour effectuaient les mouvements en étant critiqué par les autres élèves, (ainsi, étant critiqué et en critiquant ses collègues, ils apprendraient beaucoup plus).
Hélas, nous avons eu un grand problème avec Mery Garzon, la praticienne qui fut la première à demander sa formation, mais étant “trop pauvre pour la payer” n'en avait offert que le quart de sa valeur, sans même payer les frais d'avion (tout cela devait être pris en charge par l'association ASMA en Franc). Un grand problème, oui, puisque Mery a agressivement répondu à la correction critique d'Alexandra, en retirant la main avec violence en disant “ne me touche pas, tu m'emmerde”. Après une bonne réprimande, puisque j'avais posé cette forme d'apprentissage, une grande tension est restée dans l'atmosphère. Pour réduire cette tension, j'ai décidé de me reposer le lendemain matin mercredi. Demain matin, nous travaillerons sur des patients et Mercredi matin nous irons visiter “Le Centre du Monde” (la ligne Équatoriale), espérant que la promenade ferait améliorer l'esprit d'équipe.

Mardi 7 Février quatrième jour de formation

Juanita, se preparant  au mouvement des cervicales

Le Quatrième jour de formation nous a apporté quelques surprises, les élèves ont commencé à travailler chacun dans un mouvement,  réalisant de nettes améliorations techniques. Mis à part  Mery qui n'a pas progressé, n'ayant pas accepté que l'on corrige ses erreurs.(à cette occasion et en face d'un patient lorsque je lui ait demandé à plusieurs reprises afin de corriger la position de ses mains, non seulement elle  ne l'a pas accepté, mais m'a dit, « j'ai fait cela pendant 25 ans, et je sait le faire,  je n'ai pas besoin de travailler autant de temps). Alors j'ai pensé  que cette personne ne peut pas être un praticien Gesret, puisqu'elle refuse d'apprendre.
Une autre surprise ! Pendant que je montrais le mouvement de correction de côtes, avec Alexa notre élève de la Colombie sur un “vrai asthme” ; à cause de la table de travail trop molle, et un thorax dilaté, au lieu de la correction, nous déclenchons une crise. Après avoir été témoins de la crise tous les élèves se sont troublés , ne sachant pas quoi faire. Seul Alexa et moi sommes restés décontractés. J'ai dit en même temps qu'Alexa …. Maintenant nous allons voir comment fonctionne le point pour arrêter la vraie crise d'asthme !
Après seulement 4 respirations lentes pendant qu'elle massait le point sous l'aisselle, la patiente a dit à son mari avec une forte voix : comme quand j'utilise la Ventoline !
Les élèves se sont décontractés et même ont souri, c'était une expérience très enrichissante pour eux.
Nous sommes allés manger à l'un des petits restaurants de la zone tandis qu'ils commentaient chacun leur réaction devant la crise d'asthme, Alexa en a pleuré d'émotion.
Dans l'après-midi nous recevons un homme grand (américain), deux enfants et Mauro un patient ayant une paralysie faciale, ce qui permettrait des expériences positives pour les élèves.

Juanita avec Gabriel, petit d'origine française qui a un spasme laryngé.

Après être occupé des deux enfants, et après avoir montré aux élèves, comme les approcher pour obtenir qu'ils soient tranquilles et coopératifs, nous avons vu une femme et à la fin nous recevons le patient avec une paralysie faciale.  Je dois informer que tandis que nous nous occupions des enfants et des autres patients, Mery qui ne participait pas et sans autorisation, peut-être en se sentant très capable, a commencé sa thérapie avec Mauro.
Les services hospitaliers de la sécurité sociale appliquaient seulement des compresses pour traiter le problème, nous décidons de prendre une photo avant d'appliquer la  technique Gesret et une photo après , afin de voir si nous trouvions des différences.

Mauro  avant le traitement Gesret

Après avoir constaté que Mauro était mieux après le traitement Gesret, Valentín qui a en Colombie une expérience dans le traitement des personnes avec ce problème, lui a fait un massage spécialisé , en obtenant une amélioration surprenante “déclara qu'il n'avait jamais obtenu une si grande amélioration dans une première séance”
Dans la nuit, j'ai revu la vidéo de la séance de Mery sur Mauro et je me suis réellement alarmé, par la forme dans laquelle elle a travaillé, on voyait qu'elle n'avait rien appris et qu'lle aurait pu  blesser les cervicales du patient.

Mercredi 8 Février  cinquième jour de formation ?

Le jour a commencé par un tremblement de terre à 4 H 56 du matin, avec un épicentre proche de Quito, et une intensité de 5.7 dans l'échelle de Richter. Le lit était fortement secoué de haut  en bas avec un bruit sourd. Habitué aux tremblements de terre, je me suis retourné re endormi.
À 9 heures nous étions prêts pour aller à la ligne équatoriale, et Juanita nous a informés que Mery la propriétaire du local de consultation, n'irait pas à la promenade, étant partie de Quito.  Je suis donc resté sans guide de tourisme ! Quelque chose que Mery avait pourtant offert.
Juanita et sa camionnette ont sauvé la matinée et nous sommes partis en promenade : Juanita, Alexa , Valentín et moi.

Au centre du Monde (La ligne Équatoriale)

Après une matinée de repos, en se promenant et en regardant les gens, les trois élèves pouvaient savoir, quelle courte jambe l'un avait, en observant seulement leur façon de marcher, de s'asseoir ou de s'arrêter. Je me suis senti très satisfait de leurs observations.
Nous avons mangé et nous avons appelé aux téléphones de Mery pour voir si elle était  revenue à Quito, … Elle n'était pas présente ou ne voulait pas répondre.
Nous sommes rentrés à Quito, puisque nous avions pris des rendez-vous avec des patients pour l'après-midi, et de plus nous devions continuer avec le cours. Mery, n'est jamais arrivée.
Ne pouvant pas travailler travailler, nous continuons la promenade  dans le Centre de Quito, nous travaillerions jeudi pour terminer la formation.

La place de l'Église de San Francisco (l'une des Constructions les plus ancienne de Quito)

Nous continuons d'appeler fréquemment les téléphones du cabinet de consultation pour savoir si Mery était revenue, sans succès ! Le soir, à l'hôtel on nous ont remis un papier qui disait : “Je vous communique qu'à partir d'aujourd'hui je m'absente de Quito, par conséquent je vous souhaite un bon voyage” Mery Garzón P.
Je tiens à signaler qu'elle n'a rien payé pour sa formation, ni pour les frais, mais qu'elle a gardé pour elle les 540 Dollars -12 patients à 45 dollars - que nous avons vus et dont j'étais le responsable des soins.
Il est évident qu'elle ne sera pas autorisée à se référer à la “méthode Gesret” qu'elle  n'a jamais apprise.
Nous nous sommes donc retrouvés sans local et sans table pour travailler!
En plus, le Laptop de Juana et surtout sa table de travail, qui n'était pas parfaite, mais plus ferme et d'une meilleure hauteur que celle de Mery, étaient reté dans le cabinet de consultation.  Pendant la nuit, je me demandais comment nous pourrions travailler le lendmain matin ?
Quelle journée, elle a commencé avec une secousse et a fini avec une autre !

Jeudi 9 Février,  sixième jour de formation

La journée d'hier nous avons cherché à ravailler, et nous n'avons pas pu. Aujourd'hui nous travaillerons dans l'hôtel Kanela, la propriétaire nous ayant donné l'autorisation e travailler où que ce soit. Sur des meubles, de petits murs, à l'étage, etc.. Tous ont été très habiles, et constaté avec surprise  que leurs mouvements étaient bien faits, bien que travaillant dans ces endroits inconfortables et non appropriés.

Valentín corrige les cervicales sur un canapé de la réception

Juanita, travaillant sur Valentin couché sur un banc de bois

Alexa a reçu un traitement complet par Valentin sur un palier de l'hôtel

Surprise après surprises, tous ont montré un grand esprit d'équipe, et ils ont bien appris les mouvements corrects et ont réussi à les appliquer dans des conditions “spéciales”, résolvant les problèmes avec la méthode Gesret. Alexa a eu enfin ses côtes bien remises en place.
Très contents nous sommes allés manger dans un restaurant de produits de la mer, et sommes retournés au travail dans l'après-midi. De petits doutes ont été résolus, se sont corrigées, quelques positions de mains et de respiration, et déjà 19 heures ... est venue la remise des diplômes et la signature des contrats. Maintenant nous avons une praticienne en Équateur : Juana Caraveo Adame. Et deux praticiens en Colombie : Alexandra Forero Rojas et Valentín Suárez Medina
Cette formation nous nous en rappellerons, non pas par ses difficultés, mais par ses réussites.

Bonne chance à Alexa Forero, à Juana Caraveo et à Valentín Suárez, au nouveaux praticiens Gesret en Amérique du Sud.
J'espère connaître bientôt Bogotá, et préparer plus de personnes, maintenant en Colombie

9 février 2012 Rogerio avec Valentín, son épouse Alexa, et Juanita les nouveaux praticiens Gesret

Le jour suivant, Juanita dans sa camionnette et les époux Colombiens, Alexa et Valentín, nos trois nouveaux collègues, m'ont accompagné très tôt à l'aéroport (ce jour sa camionnette ne pouvait pas circuler de 7 à 9:30 à cause du programme  antipollution)et tandis que nous prenions le petit déjeuner, nous échangeaons toutes les photos et vidéos prises durant ces 8 jours en Équateur.
“Merci beaucoup à eux trois”, ils ont été mes vrais amphitryons : ah! et voilà qu'ils ont décidé là même chose,  quitter l'hôtel et partir pour la maison de Juanita et passer quelques jours en se promenant dans le Pays. Ils m'ont étonné, étonné aussi par Angelo le surveillant de la rue de l'hôtel, un homme agréable qui depuis le premier jour s'est rappelé de nos noms.  J'emporte de l'Équateur, le comportement aimable de ses gens, les odeurs et les goûts de sa nourriture : le Morocho (la vendeuse sortait par les nuits en nous demandant, ses clients), le Taxo, un fruit délicieux, le Locro, les Macédoines de légumes, le Chocolat et le Café.
Je me souviendrais aussi des paysages de montagne, le cratère de Pululahua, le gardien de Quito, Pichincha Ruco et remercie également Luis, ami et photographe familier avec l'Équateur.

Note de Jacques Gesret

je suis très heureux de constater que Rogerio, que je connais depuis 1999, un de mes premiers praticiens au Mexique, ait pu réusir cette formation malgré l'attitude ignoble et raciste de Mery Garzon. Cette personne, qui parle français, qui a travaillé en France, m'avait envoyé beaucoup de courrier car elle ne voulait absolument pas apprendre mes techniques. Elle se disait "pauvre" et ne pouvoir payer qu'à peine le tiers de sa formation, au point que je lui ai offert mes livres et le diaporama dans mon Cdrom. J'ai également fait des démarches auprès de l'association ASMA pour trouver de quoi financer le voyage de Rogerio et sa formation. Traiter le époux colombiens de "colombiches" et une forme de mépris raciste, ne pas accepter une seule critique démontre un orgueil démesuré, travailler mal sans vouloir faire un effort pour apprendre, et enfin jeter les autres à la rue pour qu'ils ne puissent plus apprendre dans son local, tout en gardant tout l'argent des consultations, est tout simplement une attitude immonde.
A Quito, on doit savoir qu'elle n'a aucun droit de se référencer à ma méthode.