Méthode Gesret : formation en Ukraine
Liminaire
Tout comme moi au Mexique, un de mes praticiens vient de vivre une aventure en Ukraine où il est allé y former des praticiens à ma méthode. J'en suis doublement heureux : que cela se soit réalisé malgré les difficultés financières ; que Claude ait vécu cette expérience tellement enrichissante que de rencontrer des gens d'une culture différente et de leur transmettre des connaissances qui vont leur être très utiles pour soigner ceux qui souffrent. On n'en ressort pas indemne quand on touche les réalités du doigt et quand on en prend conscience, on est soi-même transformé.
Que notre vie est facile par rapport à d'autres ..... [ commentaire de Jacques ]
Compte-rendu de la formation
Notre aventure commence lorsqu’une dame de culture Ukrainienne vivant en France se fait soigner par un collègue de Lyon et prend contact avec l'initiateur de la méthode - Jacques GESRET - afin d'implanter cette activité dans son pays d'origine.
Après de multiples contacts téléphoniques il s'avère que le revenu moyen mensuel des Ukrainiens est de 400 Frs par mois et qu'ils ne peuvent donc pas participer financièrement au projet. Toutefois, les contacts locaux sont pris, les formalités administratives effectuées ... j'attends ... et je reçois mon visa 3 jours avant le départ prévu ... je n'y croyais vraiment plus !
Grâce aux dons de 3 personnes généreuses, l'Association ASMA France peut payer ce premier voyage. [le reste provient de la participation généreuse d'un certain nombre de praticiens qui se sont sentis impliqués dans cette action]
Départ sur Kiev avec 3/4 d'heure de retard mais arrivée à temps (1h. de décalage horaire) après 2h.30 de voyage ; parti sous le brouillard à 16° j'arrive à 27° sur un aéroport perdu en pleine campagne, et ici contrairement à l'aéroport Charles de Gaulle on ne risque pas de s'égarer !
Accueilli par une pancarte à mon prénom, je vois pour la 1ère fois Galina (la traductrice et l'initiatrice du projet), Olexandr, etVassily (organisateurs).
Nous partons vers le centre de Kiev (pardon Kyïv !) par des avenues à la Moscovite où l'on pourrait mettre 2 Champs-Elysées.
Après quelques chaos, les routes en banlieue souffrent aussi de la pénurie et quelques soubresaut (essence bon marché !) nous arrivons au logement HLM de la belle-soeur de Galina.
Très sympathique accueil et discussions professionnelles sur la mise au point du stage de formation pour 9 élèves de prévus, tous professionnels : physiothérapistes (kinésithérapeutes) phytothérapeutes, médecins dont l'un, asthmatique, vient quasiment de la frontière Est de l'Ukraine : Kharkiv.
Comme le monde est petit, j'apprends lors de notre entretien que Jacques a guéri de son asthme une petite fille Ukrainienne venue en Espagne par l'Association d'Echange Ukraino-Espagnole lors du séminaire de formation qu'il a effectué ces derniers mois !
Ce qui fait bien ressortir que tout se sait, en bien ou en mal, sur chaque praticien de la méthode ... !
Un flot de questions des deux organisateurs nous amène à une discussion de 3 heures ... sans "attaquer" pour autant les cours à proprement dit, réservés au lendemain.
Après avoir mangé ensemble le "Borscht" de l'amitié, nous sortons visiter le métro (!) et 2 Églises Orthodoxes refaites à neuf qui illuminent de leurs clochers à bulbes dorés à la feuille d'or, car ici on joue la rivalité entre les 5 obédiences orthodoxes.
![]() |
![]() |
Retour par la rame de métro vers 10 h. ... parce qu'il pleuvait.
En arrivant chez l'habitant on vous donne systématiquement des chaussons, car il n'est pas bon d'amener la poussière de la rue dans la maison ; pour boire on vous donne le choix entre de l'eau minérale ou municipale ... mais décantée et bouillie (Tchernobyl est à 30 km à vol d'oiseau).
Le lendemain, nous arrivons à la polyclinique de l'Arsenal où le bureau proposé s'avère trop petit. Une heure plus tard (et c'est rapide) nous emménageons dans une salle plus grande où l'on peut mettre, outre un très long bureau, 2 banquettes de salle d'attente dont la hauteur est à 8 cm en dessous du genou qui nous serviront de tables de travail (dur, dur pour le dos ...)
Après un long avant-propos théorique, nous entrons dans le vif du sujet en traitant : 2 enfants jumeaux de 9 ans (présentant des pathologies respiratoires), un enfant de 13 ans (problèmes émotionnels importants et asthmatique), un de 8 ans (dyspnéique) un de 12 ans et un bébé (tous 2 asthmatiques), ce dernier cas me donnant la possibilité d'enseigner les techniques applicables aux nourrissons.
Tout cela ayant été précédé par le traitement de 2 praticiens qui, étonnés, ont "senti" et apprécié leur nouvel équilibre après correction.
Il est 15 h.30, la "matinée" est terminée, j'ai faim !
"L'après-midi " passée à soigner d'autres cas (adultes et praticiens) se terminera à 21 heures.!
Dans les jours qui ont suivi, nous avons eu l'occasion de voir, outre les cas d'asthme, les pathologies de peau, eczéma, psoriasis, les allergies, beaucoup de cas sont sous-tendus par des problèmes de déficience immunitaire due aux conséquences de la catastrophe de 1986.
Dans l'ensemble, tous les praticiens contactés par Galina ne se connaissaient pas entre eux ; parallèlement à l'apprentissage de la méthode, il s'est créé un esprit de groupe qui s'est concrétisé par la mise en place, unanime, et enthousiaste de "ASMA Ukraine" qui leur servira aussi, étant donné, leur nombre restreint, de structure professionnelle.
![]() Sambir Volodymyr |
![]() Vassyl Martynenko |
![]() Oleksandr Koshman |
![]() Cheremsky Andryï |
![]() Dovbah Volodymyr |
5 premières "graines" |
Tous ces praticiens, (Sambir Volodymir, est médecin assistant de la Chaire de Thérapie Manuelle de l'Institut de la Médecine à Kyïv, Cheremsky Andryï est Médecin réanimateur à l'Hôpital de Kharkiv ; Vassyl Martynenko, Oleksandr Koshman etDovbah Volodymyr sont thérapeutes manuels, kinésithérapeutes) ont posé beaucoup de questions relatives à la technique et je les ai sentis très intéressés, enthousiastes, heureux d'avoir appris cette méthode (en soulignant le travail énorme accompli par Jacques), parfois appréhensifs, au début, d'arriver à pratiquer, puis comprenant la simplicité ainsi que la richesse des multiples nuances techniques, un désir de se perfectionner, et la compréhension de ce que cette méthode avait de différent des autres techniques.








